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Nous avions rencontré Virginie Ferrari il y a quelques temps déjà puisqu’elle a également fait partie de United Kitchens au Château de Nanterre. Proposant régulièrement nos produits lors de ses buffets, nous lui avons proposé de l’interviewer pour en découvrir un peu plus sur son parcours et son entreprise.

Pour suivre son évolution, nous vous invitons à la suivre sur son compte Instagram et pour toute réservation, rendez-vous sur son site internet (qui se refait bientôt une beauté) ! Le prochain stage animé par Virginie se tiendra les 16 et 17 novembre prochain à Soumaintrain (Yonne). Pour vous inscrire, c’est par ici !

Peux-tu te présenter ?

J’ai décidé de créer My Little Factory il y a 2 ans après avoir travaillé en tant qu’architecte d’intérieur. C’est un milieu à l’opposé mais qui m’aide beaucoup dans ma façon de présenter mes plats. Je donne ainsi des notions de présentation et d’art de la table pendant les ateliers que j’anime. Lorsque l’on cuisine, on est artiste gustativement mais également visuellement. Nous mangeons avec les yeux, c’est pourquoi j’aimerais développer cette partie de mon travail.

Actuellement, je suis traiteur mais également cheffe à domicile. J’anime des ateliers pour adultes et enfants, des coachings sous forme de stage sur 2 ou 3 jours pour initier à l’alimentation vivante ou végétale et depuis peu pour les professionnels avec également la création de recettes.

Lorsque l’on cuisine, on est artiste gustativement mais également visuellement. Nous mangeons avec les yeux.

Depuis quand es-tu cheffe ?

Je me suis lancée avant tout dans la pâtisserie végétale. J’ai fait une formation sans gluten et sans lactose chez Alain Ducasse en 2017. Cela m’a donné les bases de l’alimentation dite sans lactose et sans gluten, assez différente de l’alimentation végétale.

J’ai fait cette formation parce que mon deuxième enfant a le trouble de l’oralité, un dysfonctionnement des 5 sens. Il ne mangeait que du sucré : compote de pommes, mousse au chocolat… et industriel ! J’ai tout lâché quand on a diagnostiqué ce trouble. J’ai ainsi appris à jouer du trouble alimentaire de mon fils et suis devenue  plus audacieuse sur le plan culinaire. Je me suis à la fois inspirée et livrée à de nombreux détournements des standards de la pâtisserie traditionnelle en recettes 100% végétales pour son plus grand plaisir !

La création de recettes est un défi que j’ai dû relever, un choix tant sur le plan de la santé que sur le plan culinaire. Je me suis lancée dans des préparations en réalisant des recettes novatrices. C’est ainsi que je me suis spécialisée dans la pâtisserie végétale. Je mets tout particulièrement un point d’honneur à prioriser au maximum les circuits courts, à sélectionner des ingrédients et des produits de qualité issus de l’agriculture biologique qui rime avec santé, bien-être, gourmandise et respect de la planète. Je poursuis cette promesse que je me suis faite, de toujours suivre ce en quoi je crois.

Tout cela m’a amené à faire ma formation qui a été révélatrice pour moi…

Je mets tout particulièrement un point d’honneur à prioriser au maximum les circuits courts, à sélectionner des ingrédients et des produits de qualité issus de l’agriculture biologique qui rime avec santé, bien-être, gourmandise et respect de la planète. Je poursuis cette promesse que je me suis faite, de toujours suivre ce en quoi je crois.

Comment est née My Little Factory Peaceful Kitchen ?

J’ai lancé mon entreprise fin septembre 2017. J’ai commencé quelques mois avant, afin de tester l’offre dans mon entourage, en vendant des coffrets dégustation découverte pendant la période de Noël, avec notamment des cookies, des chocolats crus et de la confiture crue et développé vers du salé notamment en proposant du tarama végétal et du faux gras. Cela a plutôt bien fonctionné, j’étais sur des salons et des marchés de Noël en décembre puis ça a évolué avec le bouche à oreilles.

Tu évoques la notion de « Peaceful Kitchen » sur ton site, qu’entends-tu par-là ?

Cette notion rejoint l’alimentation vivante, crue et végétale, que je trouve plus poussée que l’aspect « vegan » à la mode. Pour moi, Peaceful Kitchen, c’est manger en « pleine conscience« . Il s’agit d’être conscient de ce que l’on met dans notre assiette. Il me semble évident de faire renaître et de partager avec d’autres certains rituels « comment et mieux se nourrir sainement ».

Je planche, selon un cahier des charges spécifiques, sur des recettes à teneur réduite en graisses saturées, en sucres rapides, en calories vides, dans lesquelles les allergènes comme le lactose et les produits d’origine animale sont éliminés, aux bienfaits du sans gluten, aux matières premières non raffinées… Des exigences qui vont de pair avec une quête de goût et de qualité nutritive. Un échange permanent et une ouverture sur le monde… Mais je ne vais jamais pousser quiconque à devenir végétarien ou végétalien !

Je veux sensibiliser à cette prise de conscience de se nourrir autrement et sainement avec des produits bio et naturels. Si quelqu’un souhaite continuer à manger de la viande, je préconise de réduire la quantité et d’en connaitre la provenance. C’est ce que j’ai envie de mettre en avant et l’alimentation vivante rejoint cela. Pour garder le bénéfice des vitamines, une alimentation crue nécessite de ne pas dépasser les 42°. Il s’agit d’aborder son alimentation autrement avec des aliments cuits à la vapeur, éviter la friture, privilégier une alimentation saine, bienveillante et faite avec Amour.

Je fais des formations de plusieurs jours pour initier à cette alimentation confiance. C’est un moment de partage pour montrer que la nourriture est une énergie bienfaisante que l’on avale.

Peaceful Kitchen, c’est manger en « pleine conscience« . Il s’agit d’être conscient de ce que l’on met dans notre assiette.

Peux-tu nous parler de tes ateliers de cuisine ?

Je créé des ateliers de cuisine pour adultes et de pâtisserie pour enfants afin de les sensibiliser à une cuisine saine et bienveillante, avec générosité, curiosité et gourmandise. L’un des derniers que j’ai fait était pour Danone avec près d’une vingtaine de personnes qui souhaitaient être initiées à la cuisine végétale. Je leur ai fait faire un cheesecake à base de noix de cajou cru. En général, ils travaillent par petits groupes de deux ou trois personnes pendant que je leur parle de mon parcours et de l’alimentation végétale. Nous finissons toujours avec la dégustation de la recette et il y a vraiment une prise de conscience de la part de plusieurs personnes.

Depuis les débuts de My Little Factory j’ai organisé plusieurs ateliers à thème et sous forme de module, notamment Noël en Pologne, dont je tire mes origines, et un atelier dégustation découverte en pleine conscience en collaboration avec Dorthe Masclet, une professeure de yoga nidra.

Comment intègres-tu nos spécialités dans tes buffets ?

Je présente le CamemVert en lui-même pour ne pas le dénaturer. C’est un coup de cœur des clients, qui sont une majorité à le trouver bluffant. Je rajoute simplement de l’estragon ou du romarin, j’essaie de rester la plus simple possible. J’avais également présenté la Carrée aux olives en Bourgogne lors d’un buffet qui avait vraiment plu.

En revanche, je pense utiliser la Carrée aux baies roses en l’intégrant dans mes recettes à venir.